J'reste, avec mes souvenirs, ces morceaux de passé, comme un miroir en éclats de verre, mais à quoi ça sert ; On devrait toujours dire avant l'importance que les gens prennent tant qu'il est encore temps ; Pourquoi sans prévenir un jour tout s'arrête et vous laisse encore plus seul sur terre, sans savoir quoi faire . . .
. . .Il ne faut jamais tomber amoureux, au grand jamais! Les garçons l'ont compris eux. On les insulte de cons, goujas quand ils n'accorde d'importance qu'à l'apparence et au sexe, mais au fond ils se mettent à l'abri du pouvoir des sentiments c'est certains! Comme beaucoup de filles je L'ai rencontré, je L'ai aimé et IL m'a aimé et IL m'a quitté. Fin traditionnelle qui pourtant contraste avec celle que l'on nous raconte étant gamine. Le bonheur n'appartient qu'à Nestlé, c'est bien connu!
Je suis une fille normale et célibataire, heureuse de vivre et rigolote. Qui aurait pu me dire que j'allais rencontrer ce qui allait être la chose la plus merveilleuse au monde, mais aussi la plus douloureuse? Je ne fait que traverser ce long couloir, on est Mardi, il est 13h, quatrième étage, cours d'Anglais. Comme d'habitude plein de monde, c'est la merde pour se frayer un chemin. Et puis au milieu de tout cela, mon regard fut attiré par quelque chose qui me fixait. Je l' ai alors vu, son regard était magnifique mais j'ai préféré passer outre. . . Par le suite je n'étais pas vraiment attentive au cours, je ne comprenais pas ce qu'il se passait; un inconnu m'avait regardé chose tout à fait banal et pourtant, quelque chose agayait mon attention. Très vite j'apprend qu'il s'appelle Louis, il est en seconde et très sympathique d'après mon meilleur ami, il est rugbyman et contrairement aux autres plutôt discret. Je le trouve rapidement sur Facebook, merveille de technologie, on se parle et il ne nous faut que 2 semaines avant de concretiser le tout: nous sommes Mercredi, à 10h il m'invite à manger à la cantine avec lui, à 13h c'est notre premier je t'aime, à 17h tout le monde est au courant est là a commencé une relation fusionnelle que j'ai cru un peu trop vite éternelle. . . Pourant ça paraîssait comme une évidence, tout le monde nous disais que nous allions bien ensemble, le couple idéal. 2 mois de bonheur, où je ne regrette rien, mes sentiments étaient toujours plus fort mais les siens disparaissaient peu à peu et je ne pouvait pas lui en vouloir. . . Le jour du bac blanc et accessoirement de nos 2 mois il m'a quitté. Il a commis l'erreur de me faire espérer, une dernière fois, et en revenant sur sa décision, il m'a juste achevé. . . Bien sûr dans ma vie j'avais déjà rencontré ce cas de figure, mais ma douleur n'avait jamais été aussi intense.
L'après lui s'est révélé être un combat contre moi-même. Il sait qu'en conséquence des pleurs je me suis fait hospitaliser. Il ne sait pas que j'ai failli retomber dans ces comportements absurdes qu'adopte tout adolescent en mal d'être; j'ai probablement réussi à éviter ceci grâce à Lise et William, mes deux meilleurs amis qui ont toujours été là pour moi et je les en remercie de tout coeur! Il ne sait pas qu'à la vue de ses photos où il était en compagnie de cette amie, j'avais une crise de tremblement, même lorsque je le croisais, j'étais obligé de me cacher. Puis il s'est installé un jeu de cache-cache; on s'évite, on ne se regarde même plus. . . Je n'arrivais toujours pas à me faire à l'idée de l' avoir perdu. Mes petits anges gardiens ont bien essayé de m'aider en tentant de rétablir un contact mais en vain, il a décidé de m'ignorer. Alors pour essayer de me rendre plus forte, je le critique, insulte, lui en fait voir de toutes les couleurs. J'en venais même à regretter notre histoire.
Les vacances scolaires sont arrivées, le temps pour moi de changer, me resaisir. J'ai voué un culte à Maxime Medard, j'ai décidé de partir faire mes études à Toulouse et recommencer par là même quelque chose, je me suis concentrée sur mes révisions de bac pour compenser la catastrophe qui s'était produie au blanc. Autant de bonnes résolutions qui ne m'ont tout de même pas empêché de pleurer durant la première semaine. La deuxième fut différente: ma meilleure amie a tout fait pour améliorer mon état, et un beau jour, il est venu me parler, il s'est excusé de tout le mal qu'il m'avait fait. . . Je lui ai expliqué que Toulouse n'était en réalité qu'une échapatoire, un moyen pour moi de recommencer et d'oublier définitivement. A la fin des vacances, je croyais en être guérie. . .
La rentrée fut en réalité une épreuve. Par des réactions idiotes et incontrôlées, j'ai réussi à réinstaller ce climat glacial entre nous. C'est alors que je compris que je ne l'avais toujours pas oublié. Je l'aimais encore, c'était impossible à concevoir! Je voulais qu'il disparaîsse de ma vie, j'ai fait comme j'ai pu, je ne voulais plus aucun contact, viré de mon sky, facebook, msn et portable. Mais une fois de plus les critiques fusent, c'est la guerre! J'essaie de me reconstruire sans rien de concret. Je sais que je pars en "live", je fais n'importe quoi, je suis perdue, je ne sais plus quoi faire, je pars à la dérive la débauche en vue. Le bac approche et celui là pas question de le laisser filer. J'en ai gros sur la conscience de lui avoir dit toutes ces mechancetés, alors je décide de lui envoyer un sms pour m'en excuser (pas bien dur quand on connaît le numéro par coeur). Il accepte.
A présent, c'est l'ignorance entre nous. Ce qui me blesse encore aujourd'hui, ce sont ses messages blancs que je reçois parfois. Sois disant que cela est accidentel, . . . surtout quand on en a 3 dans la même minute! Il ne sait pas que je souffre encore de quelque petites choses. Je voulais partir pour éviter ce qui se produit aujourd'hui : à 22h22 je me souviens de nos je t'aime quotidien; le parc me rappelle ces journées de grève que l'on passait ensemble et où il jouait au rugby avec les autres et en mangeant des sucettes; la place Victor Hugo me fait penser au chemin que je parcourais tous les matins et par tous les temps avec Lise pour aller le chercher à l'internat; les escaliers me rappellent les fous rires que nous avons eu. . . S'il lit ceci, il verra que je n'oublie rien et que je ne regrette rien. Le fait de le voir partir ce Vendredi m'a ému une dernière fois. Je n'ai pas osé aller le voir et lui non plus; d'après Alex, ce désir était perceptible sur nos deux visages. Je me suis résolue à ne lui adresser qu'un bref regard avant de partir m'isoler. C'est fini. Aujourd'hui je ne l'aime plus mais je mentirais si je disais que je n'y pense plus. En résumé, ce qu'il s'est passé, c'est toute la chanson de Grégoire: Ta main.
J'ai souffert, énormément, et malgrè tout je ne peux lui en vouloir, quand les sentiments ne sont plus là, il ne faut pas lutter. Je pense ne plus être amoureuse avec un grand A avant un moment, mais sais-t-on jamais. . . Il est toujours dans mes pensées, mais sans aucune incidence. Pour en être arrivé là, dans une atmosphère redevenue sereine, je remercie de tout coeur certaines personnes que je n'oublierait jamais à savoir Lise, William, Florian, Bilbon, Marion, Jaouen, M.M, Charlotte, Caroline et Mathilde. Ils sont tous là, il n'en manque pas. Voilà, si vous en êtes arrivé là, bravo, vous avez du bien vous faire chier à lire une fois de plus une déception amoureuse. S'il a lu lui aussi, j'espère que sa réaction sera positive et qu'il laissera un commentaire, juste pour donner son avis. Enfin, qui que vous soyez, prenez le temps d'être avec les gens que vous aimez, on ne le leur dit jamais assez!
Don't look back. . .